J’ai vu rose

octobre27

Aujourd’hui j’ai rencontré Marc Lévy

J’y ai pensé, j’en ai rêvé et ma collègue l’a fait ! Je suis prof de français et l’une de mes collègues a réussi à obtenir de Marc Lévy qu’il vienne nous faire une petite visite informelle à notre boulot. Bon ok, il est surtout venu pour discuter avec les élèves mais on a eu le droit de s’incruster. Alors je cadre les choses tout de suite, moi les groupies ça m’énerve aors je me suis très bien tenue, assise gentillement sur ma petite chaise, jambes croisées, le dos droit et bien sûr j’ai gardé la bouche fermée !

Donc maintenant que le décor est planté je raconte : tous les jeunes avaient préparé des questions et ils l’ attendaient tout comme moi; (ma collègue étant partie le chercher à la gare, la chance!!!) il entre, s’installe et attend que le jeunes le passent sur le grill. Il boit son café et répond le plus simplement du monde, sans rien omettre. Les études qu’il a faites, l’origine de son envie d’écrire, ses sources d’inspiration, l’adaptation de ses livres au cinéma, son livre préféré, les journalistes et leurs critiques…

Toutes ses réponses sont claires, sobres, sans fioritures, il tutoie tout le monde et sourit quand un jeune, pour une fois, lève la main avant de parler. Alors vous allez me dire : « c’est quoi le rapport avec le rose ? », et ben c’est la tendresse, le bonheur, l’amitié et l’amour qui inondent ses romans.

Oui, Marc Lévy nous fait voir le côté rose de la vie en traitant des sentiments et des relations humaines. La « solitude urbaine » selon ses propres mots, c’est l’essence même de son premier roman Et si c’était vrai. Il n’a pas cherché à révolutionner le genre fantastique, il a plutôt souhaiter mettre en avant un problème qui nous touche tous, le fait d’être seul dans un monde dans lequel nous sommes si nombreux. On se côtoie mais on ne se voit pas, on ne se comprend pas, pire on s’ignore. (Là, il nous conseille la lecture d’ Oscar et la dame rose d’Eric- Emmanuel Schmitt.) L’idée à l’origine du livre ? Une amie autour d’un bon repas lui dit qu’elle se sent invisible, elle prend le métro, on ne la voit pas, elle travaille parmi 150 personnes, elles passe inaperçue, elle reprend le métro et rentre chez elle où personne ne l’attend, aini elle est invisible pour les autres comme Lauren qui ne peut être vue que par Arthur qui prend le temps de la connaître et de l’aider avant d’en tomber amoureux. Et à la question suivante, il explique qu’il exploite souvent les mêmes thèmes car quoi de plus beau que l’amour. C’est le seul lien qui unit les hommes et les remet sur le même pied d’égalité, et il illustre ses propos en évoquant Nicolas Sarkozy qui, lors d’une visite dans une usine de sacs, se réjouit de pouvoir en rapporter un à sa petite Carla, avec le sourire jusqu’au oreilles. Les grands, les faibles, les riches, les bons, les moins bons, les beaux, les moches, tous veulent aimer et être aimés.

De sa rencontre avec Spielberg, il garde un souvenir merveilleux. Il a fait ses devoirs avant la réunion avec le génie du cinéma, le papa d’E.T, ben oui il a relu son propre livre pour être sûr de ne rien oublier. Et puis Spielberg lui a demandé s’il voulait un café, alors Marc Lévy s’est dit que le grand homme allait décrocher son téléphone et passer commande, mais non, Spielberg s’est levé et il l’a servi lui même. Il nous dit tout ça avec des yeux d’enfant.

Il choisit parmi ses livres ses préférés : Les Enfants de la liberté, et La prochaine fois. Il nous dit qu’il fait un travail de fainéant car il choisit les moments pendant lesquels il écrit, il peut prendre son temps à l’instar du réalisateur qui doit respecter des délais, donc il remet ça pour plus tard.

Il parle de Louis, son fils, à qui il racontait des histoires qu’il inventait et qui n’hésitait pas à le remettre en place s’il se trompait dans son récit.  D’où ses premiers écrits pour ne plus se tromper et anticiper l’hisoire du lendemain soir. Sa soeur qui tombe sur le manuscrit et le pousse à le faire publier, et ça marche. En route pour le succès. Il écrit et comme un comédien sur scène il est aveuglé  et oublie que le public l’attend au tournant, alors on aime ou pas mais lui il offre ce qu’il a de meilleur. Dans ses livres comme en vrai. Merci Marc Lévy.

Je m’arrête là mais il y a tant a dire que je préfère encore vous laisser découvrir sa bibliographie, elle parle pour lui. Bonne lecture.

Et si c’était vrai…

Où es-tu?

Sept jours pour une éternité

La prochaine fois,

Vous revoir,

Mes amis Mes amours,

Les enfants de la liberté

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